18 avril 2012

Social ou Business ?

Jacob Morgan, directeur du cabinet de conseil Chess Media (US), publie fréquemment des billets sur la collaboration en entreprise.  Très pertinent dans ses propos que je partage, j’ai trouvé intéressant de reprendre ici des idées qu’il met en avant.


La collaboration permet de travailler avec plus d’efficacité et donc d’accélérer les performances de l’entreprise. Ce consultant est convaincu que cette action est possible d’abord parce que les salariés seront épanouis grâce à des méthodes de management adaptées qui favorisent l’entre-aide et la co-innovation et à un accès à l’information performant. C’est ainsi que l’activité de l’entreprise s’en trouvera impactée, grâce à des employés plus engagés.

the three types of employees.png

Source : Strengthening Your Company's Performance

C’est ce que l’on a déjà eu l’occasion d’évoquer dans certains billets : l’entreprise de demain, c’est une organisation qui sait d’abord donner pour mieux recevoir ensuite, également exposé à travers le concept de co-création de valeur : c’est d’abord parce que l’entreprise propose une expérience enrichissante à chaque collaborateur que ses performances évolueront.

Je trouve ici intéressant de faire le rapprochement avec un concept défendu par Michael Porter, le très connu professeur de stratégie d’Harvard. L’inventeur du modèle des 5 forces explique dans cette vidéo le principe du “capitalisme repensé”, basé d’abord sur l’humain. La finalité d’une entreprise n’est pas de réaliser du profit. Celui ci ne doit être que la concéquence d’une proposition de valeur pertinente associée à un business model optimisé. C’est ce qu’évoque également Paul Greenberg, le pape de la CRM, dans une phrase : “You make shoes, not money”. Ce concept bien également bien illustré dans cette vidéo d’un cours à Harvard dispensé par Clay Christiensen à travers l’exemple d’une entreprise productrice de milk shake.

Je fais donc également le lien ici avec le concept de Jobs To Be Done et de Service Dominant Logic souvent mis en avant par ces experts en CRM. Nous pouvons trouver les mêmes démarches dans l’entreprise où celle-ci se met “au service” du collaborateur en lui proposant les bons outils pour réaliser ses projets, tout en articulant intérêt individuel, conscience collective et mission de l’entreprise.

Je ne crois pas la finalité du concept de Social Business vu comme un synonyme de “Entreprise 2.0” soit si éloigné de celle proposée par Muhammad Yunus, bien que partant d’un autre point de départ. Si nous repensons à la hiérachisation des besoin de Maslow, le concept de Social Business s’applique à chacun des échelons, avec des enjeux différents. Je pense alors que les nouvelles technologies associés à des nouveaux modèles de management (de la relation client et des collaborateurs) permettront demain aux organisations de rapprocher deux des trois piliers du développement durable : l’économie et la société.

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C’est peut-être rose comme billet... mais j’y crois très fort ! Les changements dans ces prochaines années vont être très importants. La machine est déjà lancée : 40% des 500 plus grandes entreprises mondiales en l’an 2000 avaient disparu de ce classement en 2010

Pour poursuivre la réflexion, je vous conseille ces liens :

the 12 elements of great managing.png

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