28 février 2012

Devenir plus performant en maîtrisant davantage son environnement

Synthèse de plusieurs sources suivies régulièrement et reconnues comme leaders dans leur domaine. 

La Valeur Ajoutée est la base de toute l'économie. La part de la production dans la VA diminue régulièrement. Des fonctions comme la conception et le marketing sont capables d’apporter une valeur bien supérieure aujourd’hui. C’est sur ces modèles que nos entreprise en perte de vitesse ont l’opportunité de trouver de nouveaux relais de croissance.


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Slide issue de la présentation de Richard Collin à l'Enterprise 2.0 Summit Paris

« L’avenir d’un grand nombre d’entreprises et plus largement de secteurs entiers passe par un remise en cause profonde, une réinvention de la proposition de valeur et l’alignement de l’organisation. Lourd mais indispensable. Sinon on pourra continuer longtemps à se demander comment rendre l’industrie compétitive et pourquoi nos entreprises s’essoufflent. Tout simplement parce que leur modèle de valeur a vécu. » résume Bertrand Duperrin

Ces idées, Neil Davey les reprend également dans cet excellent billet : "Le plus grand danger dans ces temps de turbulence n’est pas la turbulence elle-même ; c’est celui d’acter avec les logiques d’hier".

L’entreprise doit devenir plus agile pour gérer les exceptions qui font désormais son quotidien et prendre des décisions rapidement pour évoluer à la vitesse de son écosystème. L’organisation des flux d’informations joue un rôle prépondérant.

Pourquoi les médias sociaux peuvent aider ?

Comme l'explique Jean-François Noubel, une bonne circulation de l’information permet de proposer aux collaborateurs une vision d’ensemble de l'environnement dans lequel ils évoluent. Ce service leur permet de comprendre davantage le contexte de l’entreprise pour être capable de prendre naturellement les bonnes décisions et être force de proposition pour aider l'organisation à innover en permanence.

Les “social softwares” permettent d’améliorer cette communication pour que chacun comprennent davantage les problématiques de l’écosystème, que ce soit au niveau de l’entreprise, de son marché ou du périmètre plus réduit d’une équipe projet. Les algorithmes de ces logiciels doivent proposer la bonne information au bon moment à la bonne personne. Il ne s’agit pas d'assommer le collaborateur d’une pluie d’informations, mais de lui suggérer le contenu dont il a besoin pour avancer dans ses missions et mieux comprendre la situation qui l’entoure. Bertrand Duperrin évoquait ce point dans un billet récent : “Dans un monde du travail complexe il est important de percevoir des signaux pour agir et s’adapter en permanence aux événements extérieurs qui nous impactent.”

Revoir le management

Le partage est la première étape, indispensable au développement d’une Entreprise 2.0. Pourtant, chez trop de collaborateurs encore, “posséder l’information est synonyme de pouvoir” comme l’explique Claude Super.

C’est aux managers de prendre ces responsabilités. Son rôle est à faire évoluer vers celui de coach, de guide, dans une logique de responsabilisation du collaborateur.

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De “command and control” à “connect and collaborate” (schéma issu d'un article d'Anthony Poncier)

Des employés plus heureux donc plus perfomants ?

Les employés seraient plus confiants dans le système s’ils savent qu’ils peuvent avoir accès à l’information dont ils ont besoin quand ils le veulent. Ce partage peut aider les individus à se sentir mieux au travail puisqu’il leurs permet de comprendre comment l’organisation évolue comme un tout et comment leur contribution influence et affecte les décisions de l’entreprise. C’est ce qu’explique ici Jacob Morgan, repris dans une pyramide de Maslow du coworking.

maslow, coworking

Conclusion

Sur des marchés où la compétition est désormais mondiale où beaucoup d’organisations sont dans l’obligation de se ré-inventer, le manque l’agilité peut être fatale. L’exemple de Kodak l’illustre bien.

Les organisations ont opportunité avec les technologies 2.0 d’accélérer la circulation de l’information pour permettre à l’ensemble de ses parties prenantes de mieux maîtriser leur environnement et de tirer parti de l’immense réservoir à intelligence collective qu’elles constituent. Dans les entreprise où la notion de partage et d’entraide est innée, il s’en suivra de meilleurs prises de décisions, des propositions d’innovation plus pertinentes et donc davantage de performances demain. Si certaines organisations ont développées ces valeurs au coeur de leur ADN, d’autres ont encore beaucoup de chemin à parcourir. Alors, où en est votre entreprise ?